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ARCE : Définition Freelance 2026

L'ARCE permet de recevoir 60% de ses droits au chômage en capital, en deux versements, pour financer le lancement de son activité freelance.

Définition complète

L'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) est un dispositif de France Travail qui transforme tes droits au chômage en capital de démarrage.

Au lieu de toucher ton ARE chaque mois, tu reçois 60% de tes droits restants en une somme versée en deux fois. Les 40% restants sont conservés en réserve.

Le premier versement (50% de l'ARCE) est effectué au démarrage de ton activité. Le second versement (les 50% restants) arrive 6 mois plus tard, à condition que ton activité existe toujours.

Pour être éligible, tu dois remplir trois conditions : être inscrit comme demandeur d'emploi à France Travail, avoir des droits ARE ouverts, et bénéficier de l'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise).

L'ACRE est automatique pour les créateurs de micro-entreprise qui n'en ont pas bénéficié dans les 3 dernières années. Tu n'as aucune démarche à faire pour l'obtenir.

L'ARCE n'est pas un revenu imposable. C'est un capital d'aide, ce qui est un avantage fiscal non négligeable par rapport à l'ARE mensuelle qui est soumise à l'impôt sur le revenu.

Depuis avril 2025, une nouvelle condition s'applique pour le second versement : tu ne dois pas être en CDI à temps plein au moment du paiement. Sinon, tu perds cette moitié.

Plus d'infos sur le site officiel Service Public ou directement auprès de ton conseiller France Travail.

Pourquoi c'est important

L'ARCE est le choix privilégié des freelances qui ont déjà des clients signés avant de se lancer. Le capital permet d'investir dans du matériel, de la formation ou de constituer un fonds de roulement.

Le calcul est simple. Si tu as 18 mois d'ARE à 2 000 euros/mois, tes droits totaux sont de 36 000 euros. L'ARCE te verse 60% soit 21 600 euros en deux fois (10 800 euros au démarrage, 10 800 euros à 6 mois).

C'est un avantage significatif pour les freelances qui ont besoin de trésorerie immédiate. L'ARE mensuelle ne te donne que 2 000 euros/mois, l'ARCE te donne 10 800 euros d'un coup.

En revanche, tu perds 40% de tes droits si ton activité fonctionne. Ces 40% ne sont récupérables que si ton entreprise échoue et que tu te réinscris à France Travail.

Depuis avril 2025, la reprise des 40% restants est soumise à un délai de carence. La durée de ce délai correspond au nombre de jours d'allocation couverts par le second versement ARCE.

L'ARCE est souvent comparée à l'ARE mensuelle. La règle de base : si tu as des clients et un CA prévisionnel dès le premier mois, l'ARCE est souvent plus intéressante. Si tu pars de zéro, l'ARE mensuelle est plus sécurisante.

Un point souvent oublié : l'ARE mensuelle te fait cotiser pour la retraite, pas l'ARCE. Si les trimestres de retraite comptent pour toi, c'est un critère à intégrer dans ta décision.

Ne confonds pas ARCE et ACRE. L'ACRE est une exonération de cotisations sociales la première année. L'ARCE est le versement en capital du chômage. Tu peux (et tu dois) bénéficier des deux.

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Exemple concret

Marc, chef de projet digital, quitte son CDI à 3 200 euros brut/mois. Son ARE est de 1 920 euros/mois pour une durée de 18 mois. Ses droits totaux : 34 560 euros.

Marc choisit l'ARCE. Il reçoit 60% de ses droits, soit 20 736 euros. Premier versement à la création : 10 368 euros. Second versement 6 mois plus tard : 10 368 euros.

Avec ce capital, Marc investit dans un poste de travail performant (2 500 euros), un abonnement d'outils SaaS annuel (1 800 euros) et garde le reste en trésorerie de sécurité. Il facture 4 500 euros dès le premier mois grâce à un client signé avant son départ.

Autre profil : Julie, graphiste, a 12 mois d'ARE à 1 400 euros/mois. Ses droits : 16 800 euros. L'ARCE lui donnerait 10 080 euros (60%), soit 5 040 euros au démarrage.

Julie n'a pas de client signé. Elle choisit l'ARE mensuelle pour avoir un filet de sécurité. Pendant 6 mois, elle touche son ARE + ses premiers revenus freelance. Elle garde 100% de ses droits disponibles.

Si Julie avait choisi l'ARCE et que son activité avait échoué après 8 mois, elle aurait pu récupérer ses 40% restants (6 720 euros de droits) après un délai de carence. Mais le filet aurait été bien plus mince.

La décision ARCE vs ARE dépend de ta situation personnelle. Capital + clients = ARCE. Incertitude + besoin de sécurité = ARE.

Pièges à éviter

  • Choisir l'ARCE sans avoir de clients signés ou de revenus prévisibles te prive d'un revenu mensuel garanti. Le capital fond vite si l'activité ne décolle pas dans les 3 premiers mois.
  • Depuis avril 2025, accepter un CDI à temps plein avant le second versement (à 6 mois) te fait perdre la moitié de ton ARCE. Vérifie bien ta situation avant de signer un contrat salarié.
  • L'ARCE ne te fait pas cotiser pour la retraite, contrairement à l'ARE mensuelle. Si tu es proche de valider des trimestres importants, l'ARE peut être plus avantageuse à long terme.
  • Confondre ARCE et ACRE est une erreur fréquente. L'ACRE (exonération de cotisations) est un prérequis pour l'ARCE (capital chômage). Les deux sont complémentaires et cumulables.
  • Les 40% de droits restants après l'ARCE ne sont récupérables que si tu cesses ton activité et te réinscris à France Travail. Un délai de carence s'applique avant la reprise des versements.

Questions fréquentes

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